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Extrait (2) tome 2 "Une pie parmi les paons"


Dans ce nouvel extrait, Constance fuyant les malfaiteurs du Prisme qui la pourchassent, arrive au Mexique dans la province duYucatán, à Mérida.le jeudi 24 mars 1949, à 8h20.


L'arrivée au Mexique


Le voyage fut long et exténuant. En arrivant à l’aéroport de Mexico, le climat était différent : 22 degrés ! Cela nous changeait de la Provence et de ses giboulées de mars. En tenues plus adaptées pour la saison, l’inspecteur Dubret, ses deux agents et moi traversâmes la péninsule du Yucatán en taxi, sans qu’aucun de nous ne dise un mot.
Assis côté passager, Valentin me lançait des regards furtifs dans le rétro extérieur. Cela me mettait mal à l’aise. Je n’étais plus du tout rassurée. Il soupçonnait même le commissaire. Je commençais à me poser vraiment des questions sur ses intentions. À quoi rimait tout ceci ?
Me faire traverser des frontières n’empêchera pas Drixon de me retrouver.
12h30 - Nous arrivâmes enfin dans la capitale du Yucatán : Mérida, surnommée « ville blanche » due à la pierre de calcaire utilisée pour bâtir ses murs et ses maisons. Bordée de plusieurs portes, vestiges de l’ancienne fortification, Mérida se divisait en plusieurs quartiers, dont un centre-ville, des résidences plutôt riches au nord, et un quartier populaire au sud. Certaines rues se démarquaient par les différentes couleurs vives des façades : de l’ocre au rouge, du vert pâle au jaune clair et du bleu turquoise au rose parme. C’était dépaysant ! Le taxi nous déposa devant un bar. Je ne savais pas ce qui me dérangeait : la chaleur, l’endroit ou les cinq hommes assis au comptoir.
— Qu’y a-t-il ? me demanda Babette.
— Ces hommes, murmurai-je effrayée. Ce sont ceux qui ont tiré sur Lina et moi lors de notre fuite.
— Tu es sûre ? s’enquit Valentin.
Je m’agrippai à son bras.
— Allons-nous-en.
— Vous voilà enfin ! s’exclama un blondinet au fond du bar.
— Dieu soit loué, répondit Valentin avec soulagement. Il est encore entier.
L’homme s’approcha et lui donna une tape sur l’épaule.
— Tout s’est passé comme prévu, Val.
Le visage du blondinet s’illumina.
— Connie ! s’exclama-t-il en m’étreignant, les larmes aux yeux.
— Pierre ? fis-je surprise.
— Elle se souvient de moi !
— Oui, c’est formidable, grommelai-je, mais en attendant personne ne m’écoute !
Les hommes au comptoir s’étaient rapprochés de nous.
— Nous te savions futé, s’adressa l’un d’eux en espagnol à Valentin, mais pas suicidaire.
— Tu connais ces hommes ? m’étonnai-je.
— Pas encore, répliqua-t-il calmement. Mais j’ai mon idée…
— Ce sont les hommes de Drixon ! insistai-je.
Dégainant leur arme, l’un d’eux me fit signe d’approcher.
— Elle reste avec moi, répliqua Valentin en espagnol.
Peu rassuré, Pierre se frotta le nez nerveusement.
— Tu sais bien, Val, que tu ne peux pas rivaliser avec eux.
— Oui, Val, ironisa l’un d’eux en français, écoute le petit.
Henri et Babette se mirent devant moi.
— Qui êtes-vous ? martelai-je.
— Mes hommes de main !
Un homme se tenait derrière nous. Son timbre de voix était grave, autoritaire, tout comme sa démarche sûre et imposante. Dans son costume havane, impeccablement rasé, il se plaça devant nous. Je le reconnus sans hésitation. »


N'hésitez pas à me laisser un commentaire. Votre regard extérieur est toujours bon à prendre.

Je retrouve dans 15 jours pour un nouvel article !

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